TEST : Doki Doki Literature Club, le visual novel d’horreur psychologique qui cache bien son jeu

27 février 2018

Comment ? Vous n’en avez pas entendu parler ? Doki Doki Literature Club est un visual novel qualifié dans le genre « horreur psychologique » qui fait beaucoup parler de lui sur internet. Sans trop m’être renseignée, j’ai lancé le jeu sur mon ordi… et voilà mon test !

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Doki Doki Literature Club : un simple visual novel de drague ?

Doki Doki Literature Club se présente comme un visual novel à la japonaise de drague assez classique. Il est sorti le 22 septembre 2017 sur PC, Mac et Linux. J’ai joué au jeu en anglais mais il est possible d’y jouer en français depuis peu grâce à un patch.

Nous jouons notre propre personnage masculin qui entame une nouvelle année scolaire et est forcé encouragé par sa meilleure amie Sayori à rejoindre son club de littérature. Le jeu comporte les mécaniques classiques d’un visual novel, à savoir : du texte, des artworks, une fonction pour passer plus vite le texte, une fonction pour revoir l’historique du texte, et quelques choix à faire. On a aussi une sorte de mini-jeu qui va nous permettre d’écrire des poèmes.

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On rencontre donc les membres du club, qui sont toutes des filles (comme par hasard) que notre personnage trouve plutôt mignonnes et uniques en leur genre. On a l’amie d’enfance, la fille mystérieuse et timide, la fille petite et mignonne, un peu « Tsundere » sur les bords, et la fille belle et populaire qui est aussi présidente du club. Honnêtement, les personnages ne sont pas très intéressants et font un peu cliché des personnages que l’on retrouve dans les animes / mangas / jeux de drague japonais. C’est dommage, car finalement j’ai eu du mal à m’attacher à eux.

Au début, on a vraiment l’impression d’être tombé sur un visual novel de drague pour mec bateau et sans grand intérêt, mais heureusement, Doki Doki Literature Club cache bien son jeu… Alors prenez-votre mal en patience et comptez environ 3h de jeu calme pour voir arriver l’événement perturbateur qui va tout chambouler !

Eh bah non… surprise motherf**ker !

À partir de cet événement, le jeu part en vrille. Il commence à se passer des choses vraiment étranges. Le jeu se joue de nous et s’amuse à nous faire peur, le 4ème mur se brise…. et c’est selon moi ce qui fait véritablement la force et l’originalité du jeu ! L’horreur n’est qu’un prétexte. En tant que joueur, nous allons réellement être impliqué dans le jeu et effectuer des actions sur notre ordinateur qui vont impacter le déroulement du jeu. Je n’en dirais pas plus pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui n’y auraient pas encore joué, mais cette mécanique est vraiment intéressante et aurais mérité d’être encore plus exploitée dans le jeu.

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En réalité, Doki Doki Literature Club n’est pas un jeu vraiment terrifiant (à part pour les plus jeunes ou les personnes très sensibles). Il comporte quelques scènes gores ou dures psychologiquement, mais à côté d’un Corpse Party (une référence des visual novels d’horreur) par exemple, ce n’est pas grand chose.

Cette deuxième partie est ce qui fait tout l’intérêt et l’originalité du jeu, alors même si la première partie ne vous intéresse pas spécialement, accrochez-vous !

Une bande son dont on se souviendra

Mon coup de coeur du jeu : sa bande son très qualitative et entraînante. Les thèmes principaux sont déclinés en fonction de ce qu’il se passe dans notre jeu. Par exemple, quand on lit le poème de Natsuki, la fille « mignonne » du groupe, les instruments changent et le thème paraît plus enfantin. À l’inverse, quand on lit le poème de Yuri, la fille « dark » du groupe, la musique paraît plus sombre et mystérieuse. Lors de cette deuxième partie horrifique, le thème principal va prendre des effets de distorsion et de bugs qui vont renforcer la crédibilité de la scène et l’immersion du joueur.

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Les plus :

  • Un jeu intelligent qui brise le 4ème mur et se joue de vous
  • L’effet de surprise si on ne s’est pas trop renseigné sur le jeu
  • L’ambiance
  • Une OST incroyable
  • Des artworks très beaux

Les moins :

  • Le début un peu long
  • Des personnages un peu clichés et plats
  • Le basculement brutal dans l’horreur : la transition aurait pu être mieux amenée
  • Le jeu avait un potentiel de dingue qui aurait pu encore mieux être travaillé

Le jeu a du sans doute être génial et marquant pour les premières personnes à le découvrir, car l’effet de surprise a du être véritablement efficace. Quand on y joue après avoir été témoin de toute la hype autour du jeu, l’effet de surprise est amoindri et le jeu paraît bien… mais sans être exceptionnel non plus. Il m’a pourtant bluffée sur la fin, et je pense qu’il est très intéressant d’y jouer pour découvrir sa mécanique de jeu particulière, qui pourra inspirer les développeurs de futurs jeux du même genre. Si vous comptez y jouer, voici mon conseil : ne vous attendez pas à un jeu d’horreur qui fait véritablement peur, ni au meilleur jeu du siècle. Dites-vous que ce jeu va vous surprendre et sans doute rester dans votre mémoire un bon moment, si vous y jouer jusqu’au bout !

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1 Commentaire

  • Reply TEST : Oneshot, le jeu qui ne vous laisse qu'une seule chance - Le Coffre Bonus 29 mars 2018 at 08:21

    […] mécanismes de ce jeu n’ont eu de cesse de me surprendre ! Ce concept fait beaucoup penser à Doki Doki Litterature Club, mais à l’inverse de ce dernier Oneshot l’exploite à la […]

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